par Laëtitia Rudelle | Oct 1, 2020 | Tous les articles, Performance commerciale
Le prescripteur est la personne qui détient, de par sa notoriété, son activité ou son statut social, une crédibilité lui permettant de recommander aux consommateurs l’achat d’un produit ou d’un service.
Vous savez bien à quel point un restaurant chaudement recommandé par un ami de confiance va vous inciter à aller le tester à la première occasion.
Eh bien, ça marche de la même façon dans les relations commerciales.
Seulement, tout comme pour se faire des amis, se constituer un bon réseau de partenaires prescripteurs ne se fait pas en un claquement de doigts ! C’est un travail de longue haleine, qui demande de la finesse et des trésors de patience.
Mais le résultat en vaut la chandelle : un réseau qualifié de prescripteurs fiables vous apportera plus de business que votre seul service commercial.
Quels avantages pour mon business ?
Si vous voulez que vos relations vous apportent du business sur un plateau, il va falloir les encourager à promouvoir votre produit ou votre service auprès de leur réseau.
En influençant le choix de leur client et en les orientant vers vous, les prescripteurs apportent à votre activité un développement précieux, qui vous évite la charge fastidieuse et chronophage d’une prospection directe et anonyme.
Au-delà de la notoriété grandissante dont vous pourrez vous prévaloir grâce à elle, une prescription de qualité encourage et accélère le processus de passage à l’acte d’achat.
Trouver le bon prescripteur…
Pas si simple d’identifier et sélectionner les bons prescripteurs. Pour optimiser vos recherches et entrer dans le club des « affiliés », vous devez trouver qui a l’oreille de qui.
La meilleure façon est de vous interroger sur les corporations ou types d’entreprises qui ont des connexions immédiates avec votre cœur de métier : par exemple, un organisateur d’événements va se rapprocher d’une agence de communication, un installateur-chauffagiste va tisser un lien de prescription avec un fournisseur de chaudières…
Ensuite, il ne vous reste qu’à investiguer sur le web, grâce à des outils et des plateformes de type annuaires, qui agrègent les contacts liés à un métier, et vous donnent de précieuses informations sur leurs spécificités et leur champ d’action. Ce premier travail d’entonnoir vous fera gagner un temps précieux avant de les contacter.
Les clubs d’entreprises : c’est un bon moyen de nouer des liens avec d’autres dirigeants qui pourront potentiellement recommander vos services. Quoi de mieux pour alimenter son réseau, mais, attention, c’est aussi sur le long terme, en apparaissant régulièrement dans les petits déjeuners et autres moments de rencontres que vous obtiendrez des résultats.
Ne négligez pas vos clients : ce sont évidemment vos premiers prescripteurs. Ils vous connaissent déjà et, s’ils sont satisfaits, ils seront plus enclins à vous citer en référence. Vous pouvez même les recruter ponctuellement pour servir votre cause à l’occasion de salons d’entreprises ou de conférences.
MON CONSEIL : N’hésitez pas à suggérer à vos clients de livrer un court témoignage mettant en valeur les points positifs de leur expérience afin d’alimenter votre site internet ou votre newsletter.
Comment se faire référencer ?
Le prescripteur qui décide de vous référencer parmi ses partenaires privilégiés, et qui va donc parler de vous en bien auprès de ses propres clients, doit avoir une confiance totale.
Mais lorsque vous aurez fait vos preuves et l’aurez convaincu, vous allez marquer des points ! Pour cela, vous devrez montrer l’image d’un professionnel fiable et compétent. Il devra bien connaître votre structure et ses enjeux.
Apprendre à vous connaître
En trouvant les véritables affinités qui peuvent vous lier à votre futur prescripteur, vous saurez quel point d’entrée activer pour vous faire « repérer ».
Il aura d’autant moins de mal à vous recommander qu’il partagera vos valeurs et se reconnaîtra dans votre vision de l’entreprise et du business.
Appréciant votre expertise et votre philosophie de travail, il pourra avoir la garantie de ne pas se compromettre en vous recommandant.
C’est à l’occasion d’un échange physique organisé avec l’un des meilleurs experts de votre entreprise que vous aurez le plus de chance de transformer l’essai. Un spécialiste à l’aise avec le métier et parlant le même langage du prescripteur saura le rassurer.
Proposez un rendez-vous sur une thématique précise, faites une présentation concise du produit (ou service) et, surtout, adaptez-la aux besoins de votre interlocuteur.
Laissez toujours un support numérique ou papier. Associez-y, le cas échéant, un dossier de presse : si votre produit a fait l’objet d’une couverture médiatique, même minime, c’est le moment de faire impression !
Proposer un test
Un professionnel ne va généralement pas prendre le risque de vous recommander simplement parce que vous avez une bonne tête et cela peut se comprendre.
Si vous n’avez jamais eu l’occasion de travailler ensemble, vous devrez donc passer par une mission test ou un test produit.
Cette première expérience commune sera le socle d’une confiance mutuelle, garante d’un partenariat durable.
MON CONSEIL : Patience et longueur de temps… Relancez régulièrement votre potentiel prescripteur en vous rappelant à son bon souvenir. Seule votre opiniâtreté vous permettra d’aboutir. Pour cela, notez dans votre agenda d’envoyer un petit mail tous les 2 mois pour donner des nouvelles de votre activité du moment.
Se faire recommander contre une commission ?
Si la recommandation rémunérée est un principe généralisé outre-Atlantique, elle est moins courante en France.
Certains reconnaissent l’attrait économique d’un tel partenariat, d’autres préfèrent entrer dans un cercle vertueux de recommandation croisée ou privilégier l’échange contre services ou conditions tarifaires préférentielles.
Garder le lien et animer son réseau
Une fois un prescripteur « dans sa musette », comme en amour, il s’agit de savoir arroser son jardin et entretenir avec l’élu une relation féconde sur le long terme.
Comment lui donner les informations pertinentes, lui demander son avis sincère, lui faire tester de nouveaux produits et lui renvoyer l’ascenseur ?
Autant de petites attentions et d’engagement, essentiels pour nouer des partenariats gagnants et durables.
Quelle est son actualité ?
Prenez régulièrement des nouvelles de votre prescripteur : nourrissez la relation en lui fournissant des informations susceptibles de l’intéresser. Il sera plus naturel pour un partenaire de vous recommander s’il se rappelle que vous lui avez donné un très bon tuyau quelques semaines avant.
Informez-vous également de l’actualité de son domaine en vous inscrivant à des blogs ou des newsletters spécialisées.
Merci !
Cela peut paraître bête mais ce n’est pourtant pas si fréquent. Via un email, un appel, une petite carte ou éventuellement un cadeau bien senti, vous marquerez des points et resurgirez à son esprit le moment venu.
Préservez la confiance
Au-delà de la réputation de votre prescripteur que vous devez à tout prix garantir, votre nouveau partenaire, qui engage sa crédibilité, attend de votre part une information régulière quant à l’avancée du projet, sans qu’il doive lui-même venir à la pêche aux nouvelles
Des rencontres physiques régulières !
Pour gagner de nouvelles affaires, rien de mieux que l’organisation d’un rendez-vous régulier (petit déjeuner ou déjeuner) avec vos partenaires, vos clients : cela entretient la confiance qu’ils ont placée en vous. C’est aussi une façon de faire se rencontrer vos prescripteurs de manière un peu moins formelle et générer du business entre eux, ils vous remercieront !
MON CONSEIL : Vous pouvez les co-opter pour les intégrer dans votre club d’entreprises ; ils se sentiront valorisés.
Les réseaux sociaux
Souvent décriés, les réseaux sociaux sont pourtant un outil formidable pour générer un flux important de visites sur votre profil, et potentiellement de contacts, sans se déplacer.
Quel que soit le réseau social que vous choisissez (le plus pertinent par rapport à votre activité et votre cible), voici quelques suggestions d’actions efficaces :
– communiquez sur votre actualité, vos nouvelles prestations, vos nouveaux produits ;
– invitez vos prescripteurs à suivre votre profil ;
– sur votre page LinkedIn, créez un groupe de discussion et postez des articles qui intéresseront vos clients et vos partenaires ;
– ouvrez une page Facebook privée pour animer régulièrement votre réseau de prescripteurs.
Dans tous les cas, pour gagner en visibilité et crédibilité, multipliez les occasions, les canaux, les supports.
Renvoyez l’ascenseur
Le principe de réciprocité n’est pas toujours facile à mettre en place.
Dans la mesure du possible, essayez de recommander à votre tour votre partenaire afin de créer un lien de confiance plus pérenne. Si cela n’est pas possible (différences de marché ou de prestations), vous pouvez par exemple lui offrir un cadeau ou prendre sa fille en stage au sein de votre structure…
MON CONSEIL : plutôt que de lui offrir un cadeau qu’il n’apprécierait pas vraiment, n’hésitez pas, tout simplement, à lui demander ce que vous pourriez faire pour lui rendre service.
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par Laëtitia Rudelle | Sep 24, 2020 | Performance managériale, Tous les articles
Comme son nom l’indique, l’alternance combine des temps d’enseignement théorique au sein d’un établissement scolaire et des phases de mise en pratique en entreprise.
Deux types de contrats existent : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Ils répondent tous deux au même objectif de montée en compétence.
Comment préparer l’intégration d’un alternant, quelles sont les bonnes pratiques à suivre à son arrivée ?
Comment pouvez-vous l’accompagner au mieux dans ses missions pour faire de l’expérience un aboutissement gagnant-gagnant ?
Le parcours d’intégration : essentiel ?
Suite à un ou des entretiens, ce jeune alternant vous a convaincu. Avec cette rentrée, il va découvrir votre entreprise et faire partie des forces vives de vos équipes. Pour assurer son immersion, le processus d’intégration doit être conduit de façon structurée.
C’est indispensable pour qu’il ou elle s’intègre au mieux et qu’il ait à sa disposition les compétences et savoir-être utiles à l’accomplissement de sa mission au sein de votre structure.
Ce parcours comprend des jalons essentiels, modulables en fonction :
- du niveau de l’alternant ;
- du type de recrutement – interne ou externe à l’entreprise ;
- de son âge ;
- de son parcours, de son expérience ;
- de ses compétences ;
- du domaine d’activité et de la culture de votre entreprise.
Les étapes du parcours d’intégration
INTÉGRER ET PRÉSENTER
• L’accueil
Dès le premier jour, donnez-lui les clés pour comprendre la culture de votre entreprise. Certaines choses vous semblent peut-être évidentes (tutoiement, vouvoiement, horaires, usage du téléphone portable, etc.), mais rappelez-vous que votre poulain découvre peut-être le monde de l’entreprise, et qu’il n’en maîtrise pas forcément les codes et les usages.
Par ailleurs, préparez vos équipes à cet accueil. Informez-les en amont, pour qu’ils soient eux aussi disponibles pour dédier un temps à l’accueil à leur nouveau collègue.
MON CONSEIL : Prévoyez un petit déjeuner d’équipe qui sera par ailleurs l’occasion de se retrouver pour un temps convivial.
• L’administratif
Faites un point sur les questions de cet ordre (salaire, mutuelle, lien avec l’école, etc.) et donnez-lui le contact du salarié qui gère cet aspect en interne.
MON CONSEIL : Remettez-lui un livret récapitulant les horaires, l’importance de la ponctualité, le dress code en vigueur dans votre entreprise, les pauses, horaires et modalités pour le déjeuner…
• La visite guidée
Accompagnez-le pour une visite de l’entreprise et présentez-lui rapidement les membres de l’équipe en lui indiquant qu’il aura l’occasion ensuite de passer plus de temps avec chacun d’eux pour comprendre leur rôle et responsabilités.
• Les présentations
Présentez-lui maintenant plus précisément le service dans lequel il va travailler :
montrez-lui son espace de travail (bureau, ordinateur, outils, fournitures essentielles).
NB : Idéalement, les démarches de création d’adresse e-mail, configuration de l’ordinateur auront été anticipées de manière à ce que l’alternant puisse rapidement prendre ses repères.
• Un temps d’échange
Organisez ensuite un temps pendant lequel vous allez lui expliquer ce que vous attendez de lui et ce qu’il peut attendre de vous dans votre collaboration. Expliquez-lui comment vous fonctionnez, la fréquence de vos entrevues et toutes les informations qui pourront lui être utiles. Posez-lui des questions et pratiquez l’écoute active pour cerner sa personnalité, ce qu’il aime, ce qui le motive.
NB : Si vous n’êtes pas son manager, il sera utile que son manager ait la même démarche avec lui.
• La fiche de mission
Établissez sa fiche de mission et remettez-lui son planning d’intégration.
Important : vous aurez pris soin de relier la fiche de mission aux critères d’évaluation du référentiel de son école.
Il est essentiel qu’il comprenne que, derrière ses actions concrètes dans l’entreprise, sont validés des items de son futur diplôme. Aidez-le à trouver du sens en contextualisant ses actions : c’est un bon booster de motivation.
FORMER ET GUIDER
• Prévoyez les formations aux produits ou services, aux process internes et outils
Dans l’idéal, la première semaine permettra à l’alternant de s’orienter, de passer du temps avec chaque membre de l’équipe pour mettre en perspective où se trouve sa place et sa mission dans l’organisation du service.
Donnez du sens à son action en lui montrant en quoi son travail est utile et en quoi il est lié au travail avec les autres collaborateurs du service.
• Mettez-le en confiance progressivement
Ne le jetez pas dans le grand bain directement.
Confiez-lui d’abord des tâches qui vous permettent d’identifier ses points forts, et les zones un peu plus fragiles.
Cela vous servira à calibrer votre niveau d’accompagnement sur telle ou telle tâche : vous pourrez cerner son degré d’autonomie actuel, afin de planifier à quel niveau vous voulez l’amener, et comment vous pouvez l’aider à tendre vers cet objectif. Progressivement, vous le dirigerez alors vers des missions plus délicates.
MON CONSEIL : Quand vous lui confiez une nouvelle tâche comme « appeler un fournisseur » ou « relancer un prospect », assurez-vous de lui avoir permis de vous observer plusieurs fois à la manœuvre. L’alternant doit pouvoir intégrer les bonnes pratiques, se sentir à l’aise avant d’aborder l’appel, être suffisamment préparé à poser les bonnes questions et conditionné à l’atteinte de ses objectifs.
Pour son premier essai, soyez à ses côtés pour pouvoir l’aider. Soyez indulgent.
• Faites des points réguliers avec le tuteur.
Idéalement, on adoptera un rythme de points quotidiens la première semaine afin de lui permettre de regrouper et poser ses questions. Dans un second temps, un point hebdomadaire sera nécessaire pour étudier les difficultés rencontrées, l’aider sur la méthode : organiser son travail, anticiper et planifier.
Montrez-lui que vous restez disponible si des questions ou des difficultés émergent entre temps.
SUIVRE ET AJUSTER
• Tenez-vous au courant des contenus de son cursus, de ses enseignements.
Un tuteur s’informe non seulement sur les acquis professionnels dans le cadre des missions menées par l’alternant mais également de ses performances académiques au sein de l’organisme de formation.
Ainsi, en fonction de la dynamique de progression et du potentiel de l’alternant, le tuteur lui confiera des missions qui s’élargissent au fil de son contrat tout en lui assurant un accompagnement efficace.
• Et sur le terrain ?
Si vous organisez une visite en binôme sur le terrain, informez au préalable votre client que vous serez accompagné par un jeune en alternance.
Cette expérience va lui permettre d’observer un entretien de vente dans des conditions réelles. À vous de lui expliquer les jalons dans le parcours de visite, détailler les étapes de l’entretien de vente, débriefer avec lui ce qu’il a pu observer, ce qu’il a retenu, ce qu’il a compris ou pas, etc. Pour lui, c’est également l’occasion d’appréhender les précieuses qualités de savoir-être, indispensables à tout bon vendeur.
Ces étapes de terrain sont capitales pour l’alternant car elles représentent la clé du chemin vers l’autonomie et la confiance en soi.
Si les jeunes en alternance ont beaucoup à apprendre de l’entreprise, l’apprentissage n’est pas à sens unique. La génération des « digital natives », si à l’aise avec la prise en mains de tous outils numériques, est un atout précieux dans le contexte des profondes mutations technologiques auxquelles sont confrontées les entreprises. Outre les avantages liés à l’allègement des charges et à la souplesse du processus, le recrutement de jeunes alternants est donc aussi un atout pour accélérer la transition numérique et favoriser l’agilité et l’ouverture de pensée dans l’entreprise. C’est pour ces raisons, entre autres, qu’en 2019, le nombre d’entreprises recrutant des commerciaux en alternance a considérablement augmenté.
L’alternance : le partenariat gagnant-gagnant vers la performance !
par Laëtitia Rudelle | Sep 20, 2020 | Tous les articles, La conduite du changement
Le changement est désormais sur les rails et le projet en cours de concrétisation ! Enfin… à condition que toutes les étapes évoquées jusqu’ici aient été correctement menées !
En effet, c’est au prix d’une méthodologie scrupuleusement et chronologiquement conduite que le suivi et l’ajustement des mutations en cours seront ensuite simples à piloter.
C’est un point hautement stratégique si vous escomptez un changement couronné de succès.
Pourtant, le suivi est le parent pauvre du processus de changement, avec, pour conséquence majeure, des projets avortés prématurément…
Comment suivre la (bonne) gestion du changement ?
C’est donc précisément au moment de la mise en œuvre, du point de bascule, que la vigilance doit être la plus resserrée.
Comment s’assurer que les objectifs de gestion du changement sont atteints, et ce, de façon mesurable ?
Si la tâche n’est pas simple, et qu’elle peut paraître ingrate au premier abord, il existe néanmoins des outils de plus en plus performants, d’autant plus qu’il s’agit là d’une demande croissante de la part des entreprises.
Essentiels au bon déroulement du changement jusqu’à son terme, et comme pour tout projet quel qu’il soit, des indicateurs de performance doivent être définis selon la culture de l’entreprise, l’ampleur du changement, la complexité du projet, etc.
Ces indicateurs seront contrôlés régulièrement, afin d’apporter les correctifs nécessaires, et ce, toujours en mode « équipe projet ».
Les indicateurs autour de la compréhension du projet, de l’engagement, mais aussi du niveau d’adoption des nouvelles pratiques et des nouveaux outils doivent être suivis avec la plus grande vigilance.
Ils permettent de prendre le pouls général de l’organisation.
L’analyse de ces indicateurs, ainsi que des réunions régulières en parallèle, sont les clés pour apporter les ajustements nécessaires le cas échéant, tant en ce qui concerne les ressources spécifiques que l’approche globale.
Une prise de température à 3 niveaux :
Le déroulement
- Est-ce que les plans d’actions définis au départ sont bien respectés ?
- Les délais et les coûts relatifs au changement sont-ils en phase avec les prévisions ?
- Les ressources mises en œuvre ont-elles été correctement évaluées en regard du projet ?
Le contenu
- Ce qui était prévu se matérialise t-il ?
- Dans quel pourcentage par rapport aux objectifs ?
- Les jalons définis aux moments clés du parcours de changement sont-ils validés ?
Si non, pourquoi ? Et comment booster le processus ? Que faut-il corriger pour que le rythme d’avancée reprenne ?
La performance
- Comment se situe-t-on par rapport aux attentes que nous nous étions fixées ?
- Si les indicateurs nous indiquent que nous sommes en-dessous, faut-il établir un plan correctif ?
Il semble salutaire, à ce stade et pour la suite, de questionner les équipes pour percevoir comment ils vivent la situation, et éventuellement :
- envisager de mettre en œuvre des actions de facilitation ;
- procéder à des calages et des correctifs ;
- mettre en place des formations ou accompagnements plus spécifiques pour ceux rencontrant des difficultés.
Dans ce cadre, le middle manager a, naturellement, un rôle clé à jouer :
- il va accompagner ses collaborateurs au quotidien dans la transition, en s’assurant que les objectifs fixés par la direction dans le cadre du projet sont bel et bien réalisés ;
- il va également faire remonter les difficultés et attentes des membres de son équipe à la direction.
C’est l’implication continue et collective qui permet la finalisation et la réussite du projet de changement.
Comment activer les leviers d’amélioration ?
Il s’agit dans un premier temps d’identifier ce qui fonctionne, et surtout ce qui fonctionne moins, voire pas du tout.
Dans un second temps, on déterminera les axes d’amélioration et le plan d’action à déployer pour réajuster : qui ? quoi ? comment ?
Sachant qu’il est important de garder un état d’esprit positif et orienté « solution ».
N’oublions pas que les femmes et les hommes de l’organisation sont les premiers artisans de la réussite d’une transformation.
Ainsi, on aura l’œil sur les résultats quantitatifs, mais sans que cela soit fait au détriment de l’humain.
Dans les périodes de changements, il est plus que jamais essentiel de rester à l’écoute des équipes.
- Les entretiens annuels sont l’occasion pour les managers de faire le point avec chacun des collaborateurs et d’évaluer l’impact du changement sur leur quotidien pro.
- Des efforts en termes de communication devront être fournis par l’encadrement, afin d’encourager et conserver la motivation dans les équipes :
- célébrer les succès intermédiaires ;
- communiquer en interne pour féliciter les efforts déjà fournis ;
- donner de la perspective sur ce qui reste à atteindre.
Comment clôturer le projet ?
Le bilan de clôture est l’occasion de tirer les enseignements de l’expérience du changement, afin d’améliorer votre approche de la gestion de projets et éviter les pièges pour les projets futurs.
Une fois le changement mené à son terme, clôturez le projet comme vous le feriez pour tout autre projet, à savoir avec ces étapes essentielles :
- répertoriez les bonnes pratiques mises en place pour concrétiser le projet ;
- établissez le rapport de clôture de projet ;
- archivez les données pour pouvoir au besoin vous y référer en temps utile, voire pour un projet futur ;
- actez le travail réalisé par l’équipe projet et célébrez les succès, les petites victoires comme les grandes réussites ! Consolidez-les pour aller encore plus loin !
Restez vigilant ! Les efforts pour ancrer les nouvelles pratiques ne doivent pas se relâcher, il est essentiel de continuer à motiver.
La mise en place et le suivi des indicateurs du changement représentent le seul moyen de repérer les signaux d’alerte et d’y répondre de manière réactive et agile afin de réorienter le dispositif à temps. Ne le négligez pas.
par Laëtitia Rudelle | Sep 10, 2020 | Performance managériale, Tous les articles
Voilà le joli mois de septembre, accompagné de belles journées chaudes et ensoleillées ! Mais c’est aussi celui de la rentrée et son lot de renouveau, en famille comme au travail.
En tant que manager, il s’agit pour vous de remettre vos équipes au travail et, pour les booster plus efficacement, quoi de mieux qu’un séminaire de rentrée ?
Ou, à plus petite échelle, une réunion de rentrée pour motiver les troupes et donner une vision commune à l’ensemble de vos collaborateurs ?
Un gros séminaire s’organise plusieurs mois à l’avance et nécessite une logistique imposante et un budget souvent conséquent.
Particulièrement compliquée à mettre en œuvre en cette année de Covid-19, cette formule a fait long feu et laisse la place en ces périodes troubles à des formes plus intimes, plus économiques, et plus connectées.
Vous pouvez donc décider de faire votre propre mini-séminaire pour marquer le début de cette période de rentrée et insuffler une énergie positive à vos équipes.
Pourquoi est-ce utile ?
Parce que c’est l’occasion pour vous de faire d’une pierre, plusieurs coups !
Donner un coup de boost !
L’impact du confinement est réel. Il faut redonner la pêche et l’envie de se surpasser, après une période souvent compliquée pour nombre de vos collaborateurs : rythme professionnel et familial bouleversé, conditions de travail à réinventer… C’est aussi leur proposer une reprise en douceur autour d’un événement original, récréatif et symbolique.
Créer du lien et amener une énergie positive !
L’effet confinement, ce fut aussi un manque de lien social pour beaucoup de salariés en télétravail. Les contraintes inhérentes à la nouvelle donne sanitaire ne donnent pas forcément envie de reprendre le travail, mais un séminaire dynamique et chaleureux permettra de renforcer des liens distendus et apporter du positif, histoire de balayer le blues du retour de vacances.
Remercier vos équipes
Le contexte tendu de ces derniers mois a été difficile à vivre pour vos collaborateurs. Remerciez-les d’avoir tenu bon durant cette période agitée et des efforts qu’ils ont consentis pour garder le cap : ils vous en seront reconnaissants. Et encouragez-les pour la suite.
Rassurer
En ces temps incertains, votre équipe a besoin d’être rassurée : donnez-leur des repères, prenez de la hauteur par rapport à la situation. Montrez un esprit optimiste en n’axant le contenu que sur des valeurs positives !
Donner une vision et des objectifs
Rassurer, c’est aussi donner le cap à tenir et les objectifs des équipes. Même si ce n’est pas toujours simple, communiquez au maximum à vos troupes sur les jalons importants qui vont se présenter dans les mois à venir, ainsi que sur les actions et le rôle de chacun dans l’atteinte des objectifs.
Cela peut faire l’objet d’un travail de groupe pour que chacun trouve sa place et du sens à ses actions quotidiennes dans l’atteinte de ces objectifs.
Faire appel à la créativité
Il existe des outils dédiés à l’éveil de la créativité dans le cadre d’un séminaire : développés par des coachs spécialisés, ils permettent aux équipes de porter un autre regard sur une problématique et d’y trouver des solutions innovantes.
On a pu constater des résultats surprenants grâce aux formats proposés : les collaborateurs envisagent autrement le potentiel d’un concept, sentent alorsla puissance d’une innovation produit, ou trouvent un axe prometteur…
Manager
Ces temps d’échanges et de rencontres sont une opportunité unique de discuter de ce qui a marché, ce que l’on peut améliorer, et donc de potentielles nouvelles organisations du travail (télétravail, procédures etc.).
Se retrouver autour de valeurs communes
C’est l’occasion de transmettre des messages autour de la culture de l’entreprise et en véhiculer ses valeurs, notamment auprès des nouvelles recrues qui vont bénéficier d’un temps d’intégration convivial et motivant.
Ressentir les potentiels humains possibles
Un séminaire en petit comité autour d’animations ou d’ateliers peut révéler chez l’un de vos collaborateurs une compétence que vous n’aviez pas identifiée, que vous allez pouvoir mettre en valeur lors d’une prochaine mission.
Format, contenu, nouveautés : on vous dit tout !
La pandémie du Covid-19 a considérablement impacté l’événementiel d’entreprise et mis un coup d’arrêt aux grands séminaires de printemps ou de rentrée.
Les entreprises ont dû revoir leur copie et imaginer de nouvelles formes, aidées en cela par les professionnels de l’événementiel qui ont su, entre autres, acter les nouvelles règles sanitaires en vigueur, et prendre le virage du numérique pour se réinventer.
Format court et petits comités
Les grands rassemblements s’étant globalement raréfiés ces derniers mois, les séminaires se font plus en local, en « circuit-court » et en petits comités.
Attention, « en local », ne veut pas dire « dans l’entreprise ». Essayez, dans la mesure du possible, de sortir du cadre habituel. C’est à l’extérieur que votre séminaire tiendra le plus ses promesses !
Sur une journée, le format le plus apprécié des participants se décompose ainsi :
- Matinée : session de travail sous la forme de réunion ou d’ateliers.
- Après-midi : activités ludiques, défis sportifs, inventives …
- Soirée : dîner et animation récréative.
Des contenus adaptables
Une fois que vous savez quel contenu et quels messages vous souhaitez transmettre, il faut trouver la forme qui va les relayer au mieux.
Privilégiez les activités incentives si vous voulez apporter du challenge dans les équipes. Optez plutôt pour une animation de co-construction si vous voulez amenez de la cohésion.
Attention : il ne s’agit pas de mettre en porte-à-faux certains éléments. Essayez de faire en sorte que chaque collaborateur trouve sa place au sein des activités proposées. Votre séminaire doit être avant tout participatif !
MON CONSEIL : Une des formules que je privilégie est le jeu de piste sur mesure : il s’agit de serious games modulables à souhait, dans lesquels on peut ajouter les ingrédients que l’on souhaite (challenge sportif, dégustation à l’aveugle, etc.) dans le cadre d’un parcours jalonné d’énigmes en lien avec la culture d’entreprise. Une excellente façon pour que tout le monde s’amuse en équipe !
Si votre séminaire se déroule dans une simple salle de réunion, vous pouvez être créatif sur le contenu et la forme en proposant par exemple :
- des brainstormings créatifs qui insufflent un vent d’innovation, d’ouverture et d’unité, et d’où peuvent émerger des concepts différenciant ;
- des quizz et paris (collectifs ou individuels) autour de thématiques spécifiques, qui amènent du challenge quand les animations en extérieur sont impossibles.
Le séminaire orienté RSE : en vogue en 2020 !
La tendance actuelle est aux préoccupations environnementales et sociétales, y compris dans le domaine événementiel, et les dirigeants et managers sont de plus en plus en demande de séminaires orientés RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale) : limitation des déplacements en avion, animations axées développement durable, choix de prestataires engagés dans le tri sélectif et dans la qualité environnementale des fournitures, engagement social…
Le séminaire connecté : la tendance imposée par la pandémie
Face à la difficulté de faire coïncider séminaire national (et donc grand rassemblement public) et contraintes imposées par le coronavirus, certains organisateurs d’événements ont changé leur fusil d’épaule et trouvé la parade : le séminaire connecté.
Il s’agit de mettre le digital au service de l’événement pour lui donner une dimension nouvelle : proposer, par exemple, des animations sur les réseaux sociaux (vidéos en direct) ou des applications dédiées permettant aux collaborateurs d’interagir en direct.
Ainsi, on peut imaginer des jeux concours, des quiz, des jeux de piste et autres serious games chronométrés avec vote en temps réel… Naturellement, on peut également diffuser l’événement en direct dans le monde entier en utilisant une plateforme de streaming.
Au-delà de l’aspect social, le séminaire connecté insuffle un vent écologique dans un contexte environnemental délicat pour notre planète : déplacer des collaborateurs venus des quatre coins du monde est aussi gourmand en argent qu’en moyens logistiques polluants, sans parler des problèmes liés à la coordination des agendas et aux fermetures de frontières potentielles…
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par Laëtitia Rudelle | Sep 3, 2020 | Tous les articles, Performance managériale
Si certains commerciaux ont la curiosité naturelle de se remettre en question pour améliorer leurs techniques de vente, ils sont loin d’être légion. Force est de constater que beaucoup se reposent sur leurs acquis : un penchant bien naturel quand on sait combien la vente demande des compétences exigeantes et de la persévérance.
Pourtant, tous éprouvent (consciemment ou pas) la nécessité, à un moment ou à un autre, d’avoir un regard extérieur.
Les raisons peuvent être très diverses : nouvelle recrue, besoin d’être reboosté(e), manque de motivation, de confiance en soi, techniques de vente à revoir, etc.
En quoi l’accompagnement ponctuel de vos équipes sur le terrain représente-t-il un ingrédient essentiel à la performance de votre entreprise ?
Comment pouvez-vous intégrer les visites coachées dans votre management et quel positionnement devez-vous adopter ?
Les avantages stratégiques de la visite coachée
Si le suivi des indicateurs chiffrés et l’analyse du reporting sont essentiels à l’amélioration des méthodes de vente, la visite coachée sur le terrain complète de façon indispensable la panoplie du parfait manager pour assurer l’accompagnement au quotidien de ses commerciaux.
Ce suivi, au plus près de la réalité de vos équipes, vous permet de :
– conserver le contact avec le terrain ;
– apporter un management de proximité (le commercial ne se sent pas isolé) ;
– saisir la réalité des vendeurs de terrain ;
– cerner les difficultés inhérentes à ce type de profil ;
– comprendre l’origine des chiffres qui sont remontés ;
-vérifier si l’une des étapes de l’entretien de vente peut être améliorée ;
– identifier un besoin de formation ou de coaching additionnel ;
– détecter les commerciaux à haut potentiel promis à des responsabilités supérieures.
MON CONSEIL : Il ne s’agit pas de réaliser une visite terrain à un moment où l’on sent qu’il y a un problème. Le coaching en situation doit relever d’une stratégie de suivi régulier, appliquée à tous les commerciaux, et ne doit pas être perçu comme une sanction liée à une contre-performance.
Laëtitia rudelle – fondatrice d’hominance
À vous de présenter cet outil de management comme inscrit dans un programme global d’accompagnement privilégié et bienveillant.
Une visite coachée = un objectif
Il y a différents objectifs derrière la visite coachée. Et chacune des visites organisées doit avoir un but bien précis.
Warning : Votre rôle est bien de coacher, c’est-à-dire observer et analyser pendant l’entretien, puis débriefer une fois la visite terminée. Vous n’êtes pas là pour aider à obtenir une signature de contrat !
Vous devez cibler la finalité de la visite coachée, et vous y tenir, si vous voulez en mesurer de réels bénéfices.
- En observation pour comprendre une problématique : vous tentez, par exemple, d’élucider le pourquoi de résultats médiocres que les reportings n’ont pas permis de justifier.
- En formation : vous souhaitez travailler sur un axe précis de l’entretien de vente, par exemple « améliorer son argumentation ».
- En appui : vous fixez avec votre commercial un objectif avec plusieurs seuils à atteindre et définissez les rôles de chacun. Vous pouvez notamment travailler sur l’amélioration du contact client.
- En perfectionnement : vous assurez un coaching pour intégrer une solution de remplacement face à un problème récurrent.
MON CONSEIL : Échangez en amont avec votre commercial pour définir les points à observer, à évaluer et sur lesquels il a besoin d’aide. Une évaluation trop globale ne sera pas aussi productive que si vous vous posez les bonnes questions avant la visite. Identifiez ensemble les axes de progression et imaginez le « planning des réussites », toutes ces petites victoires qui le garderont motivé pour continuer à s’améliorer !
En pratique, comment s’y prendre ?
Selon votre domaine d’activité, le type de personnalité du commercial, ses résultats, la difficulté du territoire couvert, une visite coachée peut prendre plusieurs formes.
Le mode opératoire et la fréquence des visites de coaching sont directement liés aux objectifs que l’on se sera fixés auparavant.
Le minimum requis est cependant de 1 à 2 visites dans l’année.
Cela permet d’étudier l’évolution des pratiques et de mettre éventuellement en place un programme de coaching ou un plan de formation spécifique.
Dans la majorité des cas, le déroulé d’une visite coachée est le suivant.
- Identification des objectifs de l’accompagnement, de préférence en concertation avec le commercial : principe et méthodologie.
- Définition concertée des objectifs de progression.
- Accompagnement sur le terrain : observation et prise de notes factuelle sans intervention.
- Temps de débriefing personnel.
- Guidage dans la réflexion sur chacune des étapes.
1. Comment analysez-vous votre performance ? Que retirez-vous de positif lors de l’entretien ?
2. Pensez-vous que certaines choses pourraient être améliorées ? Lesquelles ?
3. Comment auriez-vous pu faire pour que l’entretien soit plus efficace ?
MON CONSEIL : Établissez une grille de coaching où vous allez répertorier les points analysés, les outils à mettre en place et leurs résultats. Vous pourrez ensuite vous réjouir d’y trouver les progrès réalisés et les objectifs atteints !
Comment vous positionner pour atteindre vos objectifs et ceux de votre équipe ?
Gardez toujours à l’esprit que vous êtes là pour faire monter vos collaborateurs en compétences, pas pour leur mâcher le travail !
La tendance naturelle que nous observons souvent, notamment chez les anciens vendeurs devenus managers (c’est-à-dire la majorité), est d’endosser de nouveau la panoplie du super-vendeur et se positionner en sauveur en cas de situation délicate.
En tant que manager-coach, il vous appartient de vous positionner en observateur et garder en tête certains points de vigilance.
- Résister à la tentation de « récupérer » la négociation de votre vendeur ou de lui apporter la solution sur un plateau : c’est à lui de faire le chemin.
- Ne pas culpabiliser de ne pas intervenir lors de l’entretien : c’est votre rôle !
- Respecter vous-même les bonnes pratiques que vous demandez de suivre pour rester crédible auprès de votre équipe
- Éviter de ne relever que les points négatifs et toujours encourager le commercial, même en cas de faux-pas : votre vendeur doit voir en vous un soutien bienveillant, pas un évaluateur rigide.
- Dans la phase de débriefing, ne pas confondre l’objectif du coaching et l’objectif de la visite : c’est bien le processus qui doit être analysé, pas la finalité.
Dans le cas du débriefing d’un entretien difficile.
- Laissez le commercial exprimer et évacuer ses émotions avant de commencer l’analyse.
- Laissez-lui du temps pour « refaire le match » et reconstituer la trame de l’entretien. Vous pouvez lui rafraîchir la mémoire en lui citant des extraits des échanges avec le client.
- Si le vendeur a rencontré des difficultés, insistez sur les points positifs de l’entretien et « ne chargez pas la mule » : on apprend bien que lorsque l’on est en confiance.
MON CONSEIL : La perception inversée est un excellent outil pour prendre conscience d’un degré de progression ou relativiser un écueil ; elle consiste à nous mettre à la place du client dans la même situation et imaginer alors quelle serait notre réaction.
Vous l’aurez compris, la visite en coaching terrain représente un véritable levier de performance commerciale, tout en étant un moyen privilégié de connaître et valoriser les qualités de ses équipes au cœur de l’action, en dépassant un pilotage uniquement orienté « indicateurs chiffrés ».
Vous souhaitez en savoir plus sur le coaching commercial ou vous former ?
par Laëtitia Rudelle | Août 24, 2020 | Tous les articles, Articles bonus
Votre activité et le contexte récent ne vous ont pas permis de vous octroyer plus de quelques jours ou un week-end pour vous relaxer ? Pourtant, vous auriez bien besoin de vous ressourcer après d’intenses périodes de stress au travail.
Quelques pistes pour tirer le maximum d’un court séjour et recharger les batteries en un minimum de temps.
Modifiez votre routine quotidienne
En modifiant même légèrement vos habitudes, l’impression de nouveauté se présente et vous permet de sortir du train-train quotidien.
Sans prendre une semaine de vacances, un simple après-midi où l’on va ne penser qu’à soi, faire autre chose que ce l’on à l’habitude de faire, et surtout se faire plaisir – est forcément salutaire pour évacuer le stress.
Il en est de même des choses simples : marcher, jardiner, cuisiner, s’adonner à une activité artistique, créative…, ou bien se dire : « je vais faire quelque chose que je n’ai jamais fait » : une dégustation œnologique, un massage, etc.
« Si tu veux quelque chose que tu n’as jamais eu, fais quelque chose que tu n’as jamais fait. »
Tester de nouvelles manières de faire, faire preuve de créativité donne à notre cerveau la possibilité d’activer l’un de ses atouts majeurs : on parle de neuroplasticité, qui est la capacité de créer de nouvelles connexions neuronales pour se réinventer et s’adapter en permanence. Pas si facile, tant certaines habitudes sont ancrées et notre aversion au changement trop forte. En fait, tout part du prisme à travers lequel on analyse une situation. C’est donc à nous de changer de prisme et de schémas mentaux.
Ainsi, si vous n’avez pas du tout de congés, c’est l’occasion rêvée d’imaginer, sur votre lieu de travail, de nouveaux moyens de communiquer et de prendre les décisions collectivement, de résoudre les problèmes au sein de l’équipe…
Revoir sa consommation web et ses connexions
Naturellement, la meilleure façon de lâcher prise et de déconnecter du boulot est de débrancher purement et simplement tout appareil vous reliant avec le bureau. C’est d’autant plus vrai si vous n’avez que quelques jours de repos. En effet, si vous restez connecté, vous risquez de rentrer de votre escapade avec autant de fatigue qu’avant de partir.
Conseil : configurez un mail de réponse automatique indiquant la personne à contacter en votre absence.
Si la déconnexion totale vous est impossible, tentez au maximum de limiter votre temps sur écran. Pour les cas désespérés, repérez les moments de scrolling intensif sur les réseaux sociaux : ces temps non productifs où vous absorbez des infos sans valeur ajoutée, voire plombantes ! Ce n’est vraiment pas ce dont vous avez besoin pour décrocher et oublier le stress…
Évitez les week-ends « commandos »
Courir partout, de barbecues en apéros, pour rattraper le temps… Pensez-vous vraiment que ce soit la meilleure solution pour recharger vos batteries ?
Non bien sûr ! Sachez plutôt alterner des temps calmes avec des temps dynamiques. Et prenez le temps de ne rien faire si cela vous fait du bien.
Profitez du week-end pour vous dépayser. Même à une ou deux heures de chez vous, l’important est de changer d’air pour vous offrir un temps de respiration salvateur. Il y a forcément des merveilles insoupçonnées à découvrir à deux pas de chez vous.
Prendre soin de soi
- SAS : Sommeil, Alimentation, Sport
Alimentation : allégez les dîners ! Sans s’infliger une diète complète, réduire le gras et les protéines de temps en temps permet de détoxifier son organisme et retrouver la pêche. Privilégiez les produits ultra frais et de saison, c’est votre passeport pour un été supervitaminé !
Pour pallier les éventuelles baisses de régime, on peut faire une cure de compléments alimentaires pendant trois semaines : sont à privilégier les vitamines A, C, E, B, ainsi que magnésium et zinc.
Attention : au quotidien, seule une alimentation variée permet un juste équilibre entre les différentes vitamines et minéraux. Les compléments ne doivent être pris que ponctuellement.
Sommeil, LE truc pour récupérer !
Oui, en été, on a envie de profiter au maximum des chaudes soirées, mais rien ne vaut une nuit complète et réparatrice pour le corps et l’esprit : et pour cela, le sommeil doit débuter avant 23 heures !
Idéalement, c’est en cure de 3 jours que vous aurez le plus de résultats.
Mettez-vous au lit et prenez un livre au lieu de votre smartphone. Vous serez dans les bras de Morphée au bout d’un quart d’heure et vous réveillerez frais comme un gardon le lendemain.
Sport
Chacun son truc : si certains optent pour la boxe ou le judo, des sports défouloirs qui libèrent des énergies négatives, d’autres choisiront le yoga ou la natation pour redescendre en pression et se relaxer. L’objectif commun est toujours de dormir comme un bébé à la fin de la journée.
Évitez de pratiquer un sport exigeant (sports de raquettes ou boxe par exemple) deux heures avant de vous coucher.
« Lève-toi avec détermination, couche-toi avec satisfaction. »
Ne vous mettez pas martel en tête : si vous n’arrivez pas à tenir le planning que vous vous êtes fixé, c’est peut-être que vous vous en demandez trop. Respectez-vous et agissez en harmonie avec votre énergie vitale.
À puiser en permanence dans ses réserves, on finit sur les rotules et on met plus de temps à remonter la pente. Vouloir aller plus vite que la musique est la garantie du dérapage incontrôlé, voire à plus long terme, du burn-out.
- Lecture, méditation, yoga, relaxation
Et si c’était le moment d’essayer ? Des outils très simples invitent à entrer en soi, pour s’écouter un peu plus afin d’être en phase avec ses ressentis, ses valeurs profondes et ses besoins vitaux.
Sans ce retour sur soi, on a vite fait de se laisser envahir par des émotions négatives, car on ne parvient plus à maîtriser et à absorber sereinement les assauts d’un environnement parfois agressif. Parmi ces outils, la lecture est un excellent moyen de se détendre et de s’évader.
Méditation, relaxation, autosuggestion sont encore des pratiques qui invitent à l’introspection. Inutile d’être bouddhiste pour s’adonner aux joies de la méditation ou de la relaxation…
On trouve des sessions physiques ou en ligne. Testez plusieurs outils (il en existe de nombreux sur internet ou sur smartphone) et trouvez la bonne recette, la vôtre. Cela peut être un mix de plusieurs méthodes : le but du jeu est que ce soit celle qui vous apporte le plus de sérénité et de ressourcement intérieur. Ceux qui aiment recevoir un encadrement strict et un accompagnement professionnel préféreront les sessions physiques.
Vous l’avez compris, les vacances totalement oisives où l’on enchaîne farniente à la plage et apéros crapuleux ne sont en rien une bonne façon de récupérer. Que vous ayez ou pas quelques jours de vacances, le combo idéal pour décrocher un minimum et recharger au maximum les accus est un mélange d’alimentation saine, de sommeil de qualité et d’activité physique, en bref, une bonne hygiène de vie, en privilégiant la nouveauté pour vous donner un peu de dépaysement intérieur !
Et lorsque les batteries seront rechargées, n’hésitez pas à nous contacter !