Cet article vise à mettre en évidence l’importance des soft skills (ou compétences douces) dans le cadre du parcours d’embauche des jeunes diplômés, et à montrer que les compétences relationnelles et comportementales sont désormais au cœur du panel des qualités indispensables requises pour la réussite professionnelle des jeunes générations.
Pourquoi les compétences relationnelles et comportementales sont-elles aussi recherchées aujourd’hui ?
Les employeurs ne se penchent plus désormais uniquement sur les performances académiques et les compétences techniques des candidats. Dans leur gestion du recrutement, ils cherchent davantage à déceler les compétences douces dès le curriculum vitae et l’entretien d’embauche.
Certains d’entre eux sont même plus attachés aux soft skills qu’aux qualités techniques, encore que cela dépende du type de profil recherché pour le poste.
Quand il s’agit d’un poste de commercial, ou lorsque l’esprit d’équipe est une valeur intrinsèque à la culture d’entreprise, les compétences relationnelles et comportementales deviennent prioritaires au moment du recrutement.
L’article « 6 bonnes raisons de développer l’intelligence relationnelle » vous expliquait pourquoi il est si important de cultiver des compétences relationnelles et comportementales, notamment dans le cadre du travail.
Nous y avons vu que mettre en avant ces aptitudes humaines peut faire pencher la balance en votre faveur lors d’un entretien d’embauche, que l’intelligence émotionnelle permet aux collaborateurs de l’entreprise de construire des relations plus harmonieuses avec leurs collègues et qu’elle contribue à atteindre les objectifs professionnels.
Mais qu’est-ce qui fait que ces compétences relationnelles et comportementales sont plus recherchées aujourd’hui qu’hier ?
Eh bien, en réalité, il faut remonter quelques années en arrière pour comprendre ce qui a déclenché chez les chefs d’entreprise cet intérêt grandissant pour les soft skills.
Tout d’abord, soulignons l’avènement d’internet et l’adoption des moteurs de recherche par les clients, qui ont désormais à leur portée des informations précises sur les caractéristiques et spécificités techniques des produits convoités, ainsi que des comparatifs leur permettant de faire leur choix avant d’acheter.
Des consommateurs et des acheteurs beaucoup plus affûtés donc, et qui ont moins besoin de conseils techniques que d’être mis en confiance sur le fait que le produit réponde à leurs besoins.
Ensuite, le tout numérique a réduit la nécessité de communiquer de manière présentielle. L’usage du téléphone a considérablement diminué et les messageries et autres services de chat ont pris l’ascendant sur les relations interpersonnelles concrètes.
Enfin, l’expérience du confinement lié au Covid et le développement du télétravail ont porté un coup de grâce à la qualité de nos relations interpersonnelles et à notre capacité à mettre en œuvre notre intelligence relationnelle.
De nombreuses personnes se sont renfermées et ont développé des pathologies psychiques en lien avec l’isolement prolongé et la distance créée vis-à-vis du lieu de travail et des collègues de l’entreprise. La multiplication des visioconférences a pu apporter un peu de liant, mais sans remplacer ce qui fait de nous des humains : la communication.
L’ensemble de ces trois phénomènes apparus en un laps de temps finalement assez court (ces deux dernières décennies) a altéré certaines de ces compétences humaines nécessaires au bien vivre ensemble, ou nous a en tout cas empêchés de les entretenir ou les développer.
Ainsi, à l’ère de l’individualisme, les compétences relationnelles et comportementales sont devenues une denrée rare sur le marché du travail, alors même qu’il est désormais prouvé que ces compétences douces sont source d’efficacité et de performance dans l’entreprise.
Comment les recruteurs s’y prennent-ils pour évaluer ces compétences relationnelles et comportementales ?
Les soft skills ont tellement le vent en poupe ces dernières années qu’il est devenu indispensable pour les professionnels de les faire apparaître sur le CV.
Le curriculum vitae
Naturellement, c’est ce que les employeurs et les services des ressources humaines vont commencer par analyser.
Si votre CV fait apparaître que vous avez mis à profit des soft skills dans le cadre de vos missions antérieures, vous êtes sur la bonne voie.
Vous avez deux options : les mentionner dans la description des postes occupés ou bien leur dédier un encadré.
La lettre de motivation
La lettre de motivation est un outil plus souple pour vous permettre d’en dire un peu plus sur telle ou telle compétence relationnelle qui a joué un rôle clé dans votre précédente expérience professionnelle.
N’hésitez pas à sortir des sentiers battus en illustrant votre esprit d’équipe par des exemples concrets, tout en restant concis.
L’entretien d’embauche
Passée la première étape du tri des candidatures, le recrutement se poursuit avec un entretien.
C’est évidemment lors de l’entretien que votre interlocuteur va chercher à évaluer ces compétences comportementales et relationnelles. Préparez des exemples concrets de situations vécues en entreprise.
Au cours de l’entretien, votre interlocuteur tentera d’identifier les signes révélateurs de ces qualités ou vos prédispositions à l’intelligence émotionnelle et relationnelle.
Par exemple, il pourra juger de votre capacité à adopter une attitude positive ou à reconnaître vos axes d’amélioration.
Pour conclure, les soft skills constituent aujourd’hui un véritable enjeu dans le monde professionnel. Toutes les entreprises misent sur leur développement pour s’adapter aux évolutions du marché du travail.
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